Publié dans Politique

Conseil des ministres - Près de 150 nominations aux hauts emplois de l’Etat

Publié le jeudi, 20 novembre 2025

Le Conseil des ministres, qui s’est réuni mercredi dernier, a procédé à une vaste et importante série de nominations ainsi qu’à plusieurs rotations au sein des hauts emplois de l’Etat. Près de 150 personnalités ont été officiellement nommées à des postes stratégiques et de responsabilité, tandis qu’une trentaine de nominations antérieures ont été abrogées, selon le compte-rendu officiel de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif de la Refondation. Cette révision du personnel a été marquée par le retour d’anciennes figures reconnues de l’administration, l’arrivée de nouvelles personnalités, et la rotation d’autres responsables, pour ne citer que celle à la tête des Préfectures et Districts du pays. Parmi les changements les plus notables, Abraham Rajafetra a été nommé préfet d’Antananarivo, tandis qu’Irma Harilalaina Juliandres prend la direction de la Préfecture de Fianarantsoa, localité où elle est bien connue.

Le mouvement de nominations concerne également un grand nombre de secrétaires généraux et de directeurs généraux au sein des ministères et des institutions publiques. Sont ainsi affectés des postes clés tels que le directeur général de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar, le directeur général de l’Agence portuaire maritime et fluviale, le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures et des mines industrielles et stratégiques, ainsi que les directions des principaux médias publics, incluant l’Office de la radio et de la télévision malgache, la Radio nationale malgache et la Télévision malgache.

Ces nominations n’ont pas été accueillies sans réserve. Surtout chez certains députés soutenant le pouvoir en place, lesquels ont exprimé leur désapprobation. Et eux de critiquer particulièrement la présence d’anciens hauts responsables au sein de la nouvelle administration. Selon eux, ce choix ne reflète pas pleinement l’esprit de « Refondation » que le Gouvernement a annoncé vouloir impulser. Il convient de rappeler que le Gouvernement actuel est en place depuis près d’un mois seulement, et que le numéro un du pays avait donné un délai de deux mois aux ministres pour démontrer leur efficacité et capacité à mettre en œuvre les réformes promises. A mi-parcours de cette échéance, beaucoup de ministres sont encore en phase de constitution et de formation de leur équipe. Ce processus est indispensable avant que l’administration ne puisse fonctionner de manière fluide et efficiente. Le chemin est encore long, d’autant que toutes les nominations n’ont pas encore été effectuées. Cela laisse prévoir de nouvelles annonces et ajustements dans les semaines à venir.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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